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DIMANCHE
29 JUILLET
L'Evêché
plein
de bonne humeur
Ils étaient
plus de quatre cents. Quatre cents à avoir bravé une chaleur caniculaire
pour applaudir les cinq "Ours du Scorff". L'ombre était très recherchée,
cet après-midi. Des parasols ont fleuri ça et là, parfois même des bobs
de fortune confectionnés avec des journaux.
Le quintet
proposait un opus détonant, quelques fables pleines d'humour. Il évoque
tantôt les déboires d'une fée portant une pelle à la main qui trouve sur
son chemin un loup déguisé en lapin, tantôt ceux d'un "ravailleur" fatigué
s'endormant durant un "examen" médical. Sans oublier une allusion caustique
aux politiciens en mal d'occupation, les "attrape-mouches".
Pour ce qui
est du style, les Ours du Scorff ont trouvé un agréable compromis entre
une musique traditionnelle du pays gallo et de l'Europe de l'Est. Le public
était assez éclectique, visiblement composé de fidèles du groupe :
les petits comme les grands ont entonné le refrain de "La maison des Bisous".
Les Goristes
leur ont succédé sur scène pour un répertoire tourné vers les chansons
populaires bretonnes et autres chants de marins ("La Penfeld aux Brestois",
entre autres). Goristes : une contraction de "gorets" et "choristes".
Huit lettres
pour huit voix puissantes, huit tee-shirts noirs bien remplis. Là aussi,
le sérieux est aux abonnés absents. Pas étonnant quand on sait que le
groupe compte parmi ses membres Yvon Etienne. Coup de chapeau (ou plutôt
de bob) au public qui s'est déplacé pour eux, au risque d'attraper une
insolation.
Lenaïg
Kervéadou
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