Denez Prigent sur scène.













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DIMANCHE 29 JUILLET

Denez Prigent :
une voix, une émotion

extrait sonore
interview de Denez Prigent
extrait vidéo

Une scène, une vielle électroacoustique sur la gauche, le synthétiseur sur la droite, un décor musical sobre pour un artiste discret qui fait son entrée sous les applaudissements extrêmement chaleureux d'un public de connaisseurs venus nombreux, ce soir. En milieu de scène et bien face au public, Denez Prigent, de noir vêtu et concentré comme à l'accoutumée, lance une première gwerz, accompagnant de la main gauche le rythme de ce chant empli de drame.

Le regard est au sol, comme pris par des souvenirs… puis l'artiste se recule et cède la place à la cornemuse de Michel Cozien, la batterie de David Guizaouen et la basse de Jérôme Séguin. Le spectacle est lancé, et bien lancé ! Le public est invité par Denez Prigent à taper dans ses mains ; les fans ne se font pas prier, et les plus joyeux se lancent dans une danse fisel bien enlevée où adultes et enfants s'en donnent à cœur joie.

Le flûtiste Sylvain Barrou nous régale à son tour avec sa traversière en ébène, retour de la bombarde et de la batterie, sans oublier le public qui frappe dans ses mains avec un bel enthousiasme. Dans un éclairage bleu si familier à l'artiste, la musique et le chant vont nous conter le mal être de vivre en ville, loin du pays de ses origines, avec une intensité dramatique remarquablement crée par Jean Marc Quillien au synthétiseur et quelque peu allégée par le velouté de la flûte.

En deuxième partie du spectacle, le Bagad de Quimper fait son entrée en mini formation pour écrire l'histoire du groupe des sonneurs noirs de Pont l'Abbé, les "Sonerien Du" (pas ceux auxquels vous pensez, bien évidemment), pendus pour avoir volé quelque chose. Les lumières de scène virent au jaune et à l'orange, et le public reprend le refrain tout en dansant un "cheñchamp tu".

Pour le premier rappel des musiciens, les spectateurs sont descendus des gradins pour taper dans leurs mains levées et sauter tout comme Michel Cozien avec sa cornemuse, fantastique ! L'électronique se déchaîne et c'est la folie dans les lumières et aux claviers. Après le spectacle on entendait, "Extraordinaire ! Jamais une voix ne m'avait tant ému !".

Michelle Jequel    


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interview de Denez Prigent
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