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DIMANCHE 29 JUILLET Université
d'été : Armand Robin est né en 1912 dans le monde des agriculteurs. Petit de taille, le plus jeune d'une famille où les bras ne manquaient pas, il ne fut pas mis à contribution dans l'exploitation de son père et resta longtemps dans le giron de sa mère à laquelle il voua toute sa vie une vive passion. Il fit de brillantes études dans l'enseignement catholique jusqu'au premier bac qu'il poursuivit dans l'enseignement public par conviction. Il tenta d'entrer à l'Ecole Normale Supérieure mais il échoua à plusieurs reprise. Ce fut peut-être volontaire car, interrogé lors d'un concours sur "les pédants", il déclara au jury : "Je vois que les pédants n'ont pas changé". Il parle 35 langues dont le breton, poète depuis toujours, il écrit ses propres créations mais se fait aussi une spécialité de la traduction de poètes étrangers. Il eut toute sa vie le sentiment douloureux d'avoir trahi sa famille, d'avoir déserté son Pays "j'ai trahi les courbés" dit-il. Il a le caractère dur, l'esprit frondeur et contestataire. D'abord communiste, il revient écœuré d'un voyage en URSS en 1935. Travaillant au ministère de la communication pendant la guerre ce qui lui vaudra de figurer sur la liste noire des écrivains douteux, il termine la guerre avec la haine des fascistes. Il fut ensuite anarchiste. Pour sa famille c'était un raté, pour d'autres, un malade, mais peut-être faudrait-il rajouter "de génie". Il meurt dans des conditions dramatiques en 1961. Il ne figure toujours pas dans le "Robert" mais il laisse des œuvres comme "Les poèmes indésirables" ou "Le monde d'une voix". Jean-Marc
Sochard
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