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| Tri
Yann à Quimper : pari réussi. |
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MARDI
24 JUILLET
Unan, daou,
Tri... Yann :
de Nantes à Quimper,
un seul pas à faire
La place
de la Résistance était comble mardi soir pour le concert de Tri Yann.
Les Bretons de Nantes ont réussi à enflammer des fans en délire. "On ne
change pas une équipe qui gagne", tel était le proverbe à retenir. En
effet, ce n'est qu'au moment où les joyeux lutins ont entamé leurs classiques,
que le public a commencé à réagir, tapant dans les mains, criant, et reprenant
les refrains en chœur.
Comme à leur
habitude, les tenues vestimentaires valaient le détour, et auraient mérité
à elles-seules un défilé de mode du troisième type. Au programme :
bragoù braz en plastique transparent, chapeau à cristaux venus du centre
de la terre, costume de chevalier moyenâgeux…
Les trois
Jean de Nantes ont entonné les célèbres chansons qui ont touché et ravi
plusieurs générations d'amateurs de folklore aux bretonnitudes disparates,
se perdant dans des attardements quelque peu futiles entre les chansons.
Mais, malgré ces reproches à demi justifiés et justifiables, il n'en reste
pas moins que le public présent ce soir a énormément apprécié cette prestation.
Jean-Louis Jossic n'hésitant pas à jouer avec le public et à les faire
hurler les paroles de "La jument de Michao" dans le but de "faire péter
les flèches de la cathédrale".
Fort d'une
voix supplémentaire (féminine) et non des moindres, cette nouvelle formation
de Tri Yann a déclenché les nombreux rappels des quelque 5.500 spectateurs
qui s'étaient déplacés hier soir, place de la Résistance. Une fois encore,
Tri Yann a réussit son pari : revendiquer une certaine bretonnitude
aux accents celtico-rocks, faisant même monter parmi eux un Gabriel Yacoub
pour un bœuf a capella assez remarquable. En résumé, ce rendez-vous, qui
était l'un des temps forts de la semaine, n'aura pas failli aux prévisions.
E.C.
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