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MARDI 22 JUILLET 2003
La harpe s'adapte à la musique bretonne
Pas plus tard que cette après-midi, c'est la place de la harpe dans
la musique bretonne qui faisait débat à l'école de musique
de Quimper. Dominig Bouchaud s'est attaché à souligner le travail
accompli depuis plusieurs années pour adapter l'instrument au répertoire
breton. Ce soir, nous avons pu constater de visu que les efforts fournis en
matière d'harmonisation, de technique et de transmission (oralité)
ont porté leurs fruits.
Le concert proposé par l'ensemble "An Delenn Vev" a ravi les
oreilles par la qualité du son, la justesse des morceaux et la force
qui se dégage de l'association harpes-violoncelle-bombarde. Marie Postic
et Pascal Rode sont venus rejoindre l'ensemble et y ont ajouté une ligne
mélodique qui n'a fait que mettre davantage en valeur les arrangements
des harpes. Le répertoire qui alternait mélodies et airs à
danser a rencontré un franc succès auprès d'un public qui
ne s'est pas fait prier pour danser, chose jamais acquise à la harpe.
L'instrument a en effet une connotation romantique et l'on a tendance à
le cantonner à un "instrument de chapelle", pour reprendre
les termes de Dominig Bouchaud. Les instrumentistes présents ce soir,
parmi lesquels des jeunes mais aussi des "habitués du festival"
comme Anne Postic et Louis Salkin ont prouvé le contraire.
Il semblerait qu'un cap ait été franchi ce soir à plusieurs
égards. Les harpes sont présentes dans la programmation du festival
de Cornouaille pour la deuxième année consécutive et semblent
s'imposer de plus en plus auprès du public comme un rendez-vous incontournable.
Une volonté affichée de la direction artistique du festival de
promouvoir l'instrument et une démarche innovante de la part des différents
acteurs de Telenn Kemper y ont contribué. Ken ar bloaz a zeu, a dra-sur!
Sophie Salomon
Gérald Kergourlay
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